Bobby Paul
Après avoir été émervéillé par la magie de la sincère et belle écriture du Poète Jean Baptiste Jean Andy, il suffit de peu pour constater et conclure que cette sensible écriture, qui tantôt charme, tantôt crie, tantôt console ou dénonce, est d'une poétique subtile, mélancolique saupoudrée de métaphores surréalistes. Il faut tout aussi croire que cette voix mûrie par l'ardeur des ressentis renforce l'expression majeure de la vocation artistique et tient bien vivant l'espoir d'un peuple en agonie ou d'une nation encore laissée pour compte mais qui lutte fortement pour sa survie.
Quoique le terroir flotte à l'instar d'un bateau ivre, les mots merveilleux du Poète, aussi connu de son nom de plume Denzelh Covnich, rendent palpable la saison tant attendue de la promesse verte.
bobbypaul 2012jeudi, à 13:30
lundi 30 avril 2012
Ce poème…
Ce poème…
Ce poème prend les rues
De Port-au-Prince aliéné
Comme un fou débridé
Pour crier chez la misère
Que le doux regard incessant
De l’occident fait du tort
A l’homme de l’Afrique
Sur l’ile partagée biaisée.
Ce poème déchainé
Crache l’encre de l’exclusion
Au su et vu des ainés eternels
Le rude labeur d’une jeunesse
Falsifiée dans son rêve d’enfant
Le cadeau de l’intelligence amère
La haine délabrée des confrères
Masquée au cœur des compliments.
Ce poème endommagé
Subit le martyre des nègres
Encrés dans l’histoire moderne
Complice de la délation folle
Du terroir violé des yeux de l’Amérique
Ce poème est amputé des mots
Dans un désespoir immobile.
Denzelh Contich
20/04/12
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